Changer de job selon Taguchi Junnosuke – Vis ma vie de Jessy

Il y a quelques temps, outre le fait de subir le syndrome de la page blanche, j’ai attrapé le syndrome de l’ennui profond au travail. Comment est arrivé ce phénomène étrange ? Comment ai-je remédié à ce souci ? Je vous explique tout grâce au « Taguchi-gate ».

Petit déroulé de ma vie, appelez-moi Junnosuke pour l’occasion :

Quand j’ai commencé à travailler (oui, la crise m’a obligé à ne pas compter que sur mes rentes et les pensions alimentaires), quand j’ai commencé à travailler donc, tout s’est plutôt bien passé. J’avais un boss chiant, appelons le donc Papy Kita, mais supportable. Je me suis vu attribuer un groupe de jeunes gens autour de moi avec qui je devais révolutionner mon secteur d’activité et éblouir tout le monde par mes compétences innées.

Me voilà donc jeune et fringant au service de Papy Kita, je m’éclate avec mes collègues, je prends ma place dans l’entreprise. C’était donc le bon vieux temps, celui où tout n’est pas rose mais, mais comme on vient d’arriver dans le monde du travail, on s’accroche.

 

Kat-tun

Moi avec mes collègues, je cherche encore mon style mais j’y crois à fond!

 

Puis vint le moment où la routine s’installe pour le pire comme le meilleur. Discussion autour de la machine à café, enchainement de projets, blagounettes avec le collègues. Malheureusement Papy Kita réalise des mauvais choix de gestion pour la boite, le chiffre d’affaire diminue. La direction nous met donc la pression pour que l’on devienne plus performant et plus innovant. Mais la motivation n’est déjà plus là. Les juniors sont les premiers à partir lorsqu’ils réalisent qu’ils n’auront jamais le CDI tant désiré, même si quelques-uns s’accrochent encore (coucou les ABC-Z).  C’est le début du renoncement.

 

Akanishi Jin, Kat-Tun, Junno

Quand ton collègue part dans la joie suite à une rupture conventionnelle bien négociée

 

Tout à coup, les projets ne t’intéressent plus, tu n’as plus confiance dans la viabilité de ta boite et tu te demandes ce que tu fais encore à travailler là. Malheureusement, le salaire aidant, tu te dis que ce n’est pas grave de jouer à Candy Crush toute la journée car après tout, tu es payé pour le faire.

 

Junnosuke Taguchi

Moi quand je doute de mon patron et de ses choix

 

Voici l’arrivée du cercle vicieux : je ne veux pas quitter mon emploi car même si je m’y ennuie, je suis payé pour faire le strict minimum, et je dis donc qu’il y a beaucoup plus mal loti que moi.

D’un autre coté, l’ennui est très démotivant et j’ai l’impression de ne servir à rien. Si quand on pense ne servir à rien, on arrive à se persuader que ça sera dur de se vendre pour trouver un autre travail…alors on reste.

A ce moment-là, mon quotidien ne m’intéresse plus vraiment mais c’est mon job depuis longtemps… et en plus j’adore mes collègues alors.. quoi de plus facile que de continuer !

 

Kat-tun, blog désagreable

Quand la routine s’installe…bonjour les sourires forcés au meeting avec les clients le lundi matin

 

Puis un jour, alors que je n’avais plus rien à faire de nouveau de mes journées, papy Kita m’annonce que de toute façon ma carrière n’évoluera jamais….le couperet est tombé, la boite ne fera aucun effort sur mon service, privilégiant les choses qui fonctionnent depuis toujours, tel que les Arashians pratiquant une chorégraphie douteuse.

Ce fut donc à ce moment là que je me suis décidé à me lancer dans un nouveau projet professionnel. Angoisse et consternation.

 

Junnosuke, thinking

Je dois dire qu’avant de me lancer, je suis resté un bout de temps dans l’expectative…

 

Affiner mon projet professionnel m’a pris environ un an. J’imagine que pour d’autres personnes, cela prend beaucoup moins de temps mais je sentais que je ne devais pas forcer les choses au risque de me retrouver dans un job qui me correspondait pas ou que j’aurais pris uniquement dans le but de partir.

J’ai donc commencé par travailler mon CV, puis à me pencher sur ce que j’avais réellement appris ces trois dernières années. Cela faisant, j’ai posé sur le papier mes réalisations professionnelles mais aussi perso. J’ai tenté de prendre du recul sur moi-même pour récapituler mes forces et mes faiblesses.

Enfin, j’ai essayé de me détacher des méthodes de recherche d’emploi actuelle (envoi de 500 cvs et écriture de lettres de motivation calibrées) et décidé de prendre le temps de trouver un poste ou une entreprise qui correspondrait vraiment à mon mode de vie, mes compétences, mes motivations et mes valeurs. Oui, tout ça à la fois.

Prendre du recul et être exigent plutôt que de chercher à tout prix un boulot dans une boite qui veuille bien de moi. Croyez moi, cela change tout !

 

YukanClub, blog desagreable

Changer de job : à la découverte de soi même (Option cheveux platine en moins)

 

Aujourd’hui, ça y est, je suis sûr de moi, je me connais désormais assez bien pour commencer à aller parler de moi sans complexe (ou presque) et chercher avant tout une boite où j’ai envie d’aller tous les matins et un job que j’ai envie de faire.

Et même si je ne sais pas si mon prochain job va me plaire à 100%, ou si ce sera la mission de ma vie,  une chose est sûre : j’ai envie de me lancer et je me sens assez en confiance pour tenter, tester et avancer !

 

Junnosuke taguchi

Quand je démarre mon nouveau job et que je me sens super bien mais que je ne sais pas du tout si ça va marcher.

 

Morale de l’histoire : écoutez-vous, ne vous laissez pas juste entrainer par la vie car vous êtes capables de la transformer par vous même ! Dites-vous bien que vous avez avez forcement des compétences à offrir, des exploits à réitérer, des chevelures magnifiques à secouer, une vision unique du monde ! Vous êtes vous-même et c’est déjà la première des qualités que vous avez à offrir !  C’est tout con mais ça peut faire parfois du bien de l’entendre 🙂

 

Votre dévouée (et caféinée) Jessy

 

En bonus : Quand je revois mes anciens collègues

Kat-tun party

 

 

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6 Réponses

  1. Kakkotsukeman is in da place dit :

    Très chère Jessy,

    je daigne vous laisser un commentaire car nous sommes de la même trempe; celle des riches, jeunes, beaux et humbles êtres humains.

    Je comprends le désarroi dans lequel vous avez dû être et surtout le dilemme ressenti entre vos chers collègues et votre propre carrière.
    Bravo d’avoir pris une telle décision bien que radicale qui je le pense s’avérera salvatrice.

    Comme vous le faites remarquer, les cheveux dans une carrière sont la clé de voute de la réussite et donc n’oubliez jamais que tant qu’il y a du cheveux il y a de l’espoir!

    De mon côté, je vais méditer sur vos sages paroles : « Prendre du recul et être exigent plutôt que de chercher à tout prix un boulot dans une boite qui veuille bien de moi. »

    じゃあね!

    • Miss ButlerMiss Butler dit :

      Cher Kakkotsukeman,

      je vois que tu t’infliges, comme moi, de hauts standarts de kakkoiness qui t’empêche d’évoluer en toute quiétude dans le monde impitoyablement médiocre du travail.

      Ton désir de rester l’être le plus cool dans chaque équipe est un poids que tu portes à chaque instant et comme je te comprends ! Il n’est pas facile d’être celui dont la personnalité et la crinière sont les plus éclatantes !

      Pourtant, je pense que tu pourrais trouver ta place aisément en, non pas essayant de ramener les autres vers ta lumière mais bien en éblouissant l’assistance.

      Oses offrir au monde ta grandeur et le monde t’en sera reconnaissant ! 🙂

  2. Ruby dit :

    Merci ma jessy !!!
    Quelle inspiration, quel bonheur, quels encouragements tu nous transmet en nous narrant ton aventure. Merci encore. Je dois avouer que moi aussi je vais devoir me lancer dans le monde du travail, le ranch de la famille maccandless n’étant pas assez « rentable », et je vais donc suivre ton exemple. Mon dieu jess’, tu es devenue mon modèle 🙂
    des bisous

    • Miss ButlerMiss Butler dit :

      Hello Ruby ! Ravie de t’envoyer autant de bonheur :))

      Quuuuoi, la ranch n’est plus rentable ? Vends tout et pars à Bora Bora ou effectivement trouve un job (mais un cool où tu peux venir en tong et en cheveux Hawaiennen, faut pas déconner)
      Merci pour ton com :p
      Gros gros bisous !!

  3. Kila dit :

    Hello Jessy!
    moi j’ai surtout beaucoup rigolé à tes images et gifs! Je me reconnais tellement ^^

    • Miss ButlerMiss Butler dit :

      Salut Kila ! Moi aussi, je me suis bien marré à les choisir, je t’avoue que c’etait pas facile de choisir tant il y en avait de bien 🙂

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